Reportage réalisé en partenariat avec MGF Grimaldi et Erowa.
En bref
- MGF Grimaldi, usine de 100 personnes près de Grenoble spécialisée en mécanique de précision, automatise son usinage avec des solutions EROWA depuis une quinzaine d’années.
- Les robots produisent le soir et le week-end, ce qui multiplie par deux et demi les heures de production tout en gagnant en qualité et en précision.
- L’atelier combine plusieurs robots, du modèle compact au robot sur rail RD500, choisis selon la taille des pièces, la surface au sol et le besoin de flexibilité.
- Un logiciel simple pilote les cellules, et le travail en point zéro permet de reprendre une pièce en machine pour la retoucher.
- Les techniciens se concentrent sur le réglage et la gestion de la machine et du robot, des tâches à plus forte valeur ajoutée.
L’automatisation de l’usinage permet de faire tourner les machines la nuit et le week-end, sans présence humaine, pour produire davantage et avec plus de régularité. Chez MGF Grimaldi, usine de mécanique de précision près de Grenoble, les robots EROWA ont ainsi multiplié par deux et demi les heures de production. Immersion dans un atelier où l’automatisation rime avec agilité.
Pourquoi MGF Grimaldi a-t-elle choisi d’automatiser son usinage ?
MGF Grimaldi a automatisé son usinage pour gagner en flexibilité et en capacité de production, tout en rendant son organisation plus agile. Raphaël, qui présente l’entreprise, décrit une usine de 100 personnes basée près de Grenoble, spécialisée en mécanique de précision pour l’aéronautique, le spatial et la défense.
L’usine appartient à un groupe de 300 personnes en France, porté par une dynamique forte sur ces domaines. L’automatisation n’y est pas une nouveauté : il y a une quinzaine d’années, un premier robot a été installé avec des solutions EROWA.
Les bénéfices ont été rapides à observer. Le robot a apporté beaucoup de flexibilité et de capacité de production, avec un principe simple :
« La production se fait par les robots quand les techniciens ne sont pas présents. »
Quels gains concrets apporte l’automatisation de l’usinage ?
L’automatisation de l’usinage apporte trois gains principaux : plus de qualité, plus de précision et beaucoup plus d’heures de production. Nicolas, responsable de secteur chez MGF Grimaldi, l’explique devant une fraiseuse 5 axes, c’est-à-dire une machine capable d’usiner une pièce selon cinq directions de mouvement, équipée d’une solution EROWA.
L’entreprise a fait ce choix pour optimiser la production le soir et le week-end. Pendant ces périodes, les robots prennent le relais et chargent les pièces dans les machines. Les gains observés sont nets :
- Qualité : une production plus régulière, même la nuit.
- Précision : des pièces fabriquées avec la même exigence, sans interruption.
- Heures de production : un volume multiplié par deux et demi.
« On multiplie par deux fois et demi les heures de production. »
Plus les robots sont grands, comme le RD500, plus les temps de cycle, c’est-à-dire la durée nécessaire pour usiner une pièce ou une série, peuvent être longs. La production gagne alors encore en volume.
Quel robot d’usinage choisir selon ses pièces ?
Le choix d’un robot d’usinage dépend avant tout de la taille des pièces, de la surface disponible au sol et du besoin de flexibilité. C’est pour cette raison que l’atelier de MGF Grimaldi compte plusieurs solutions EROWA différentes.
Louis, qui accompagne MGF Grimaldi depuis 15 ans côté EROWA, explique que les robots ont évolué au fil des besoins de production : des modèles assez petits au départ, jusqu’à des robots capables de transférer 500 kg. Il souligne leur caractère très modulaire et flexible, certains robots n’occupant que 2 m² au sol.
| Solution | Type de pièces | Particularité |
|---|---|---|
| Robot compact | Pièces un peu plus petites | Installé sur sa propre cellule |
| Robot Multi | Pièces de plus grande dimension | Associé à une cellule de grosses machines M60 |
| Robot sur rail RD500 | Pièces nécessitant jusqu’à 500 kg de transfert | Peut alimenter davantage de machines, rail extensible |
En règle générale, un robot alimente deux machines. Le RD500, monté sur rail, va plus loin : on peut ajouter des machines le long du rail et même agrandir ce dernier si besoin. Sur le long terme, les robots sont ainsi adaptés aux types de marchés et de pièces de l’entreprise.
Comment pilote-t-on une cellule d’usinage automatisée ?
Une cellule d’usinage automatisée se pilote grâce à un logiciel qui centralise la configuration du robot, des machines et des pièces à produire. Une cellule désigne l’ensemble formé par un robot et les machines qu’il alimente.
Selon Nicolas, ce logiciel est très facile à comprendre. On y retrouve :
- la configuration du robot ;
- les deux machines qu’il alimente ;
- l’ensemble des postes de stockage, chacun pouvant accueillir une pièce différente.
Autre atout : ces robots fonctionnent avec un système de point zéro, un repère de positionnement qui permet de replacer une pièce en machine exactement au même endroit. Il devient alors possible de reprendre une pièce pour la retoucher, ce qui constitue une vraie sécurité pour la qualité.
La programmation des machines reste un savoir-faire humain essentiel, au cœur du métier de programmeur CFAO.
L’automatisation remplace-t-elle les techniciens d’usinage ?
Non : l’automatisation de l’usinage ne remplace pas les techniciens, elle recentre leur travail sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Chez MGF Grimaldi, les techniciens se consacrent au réglage des machines, tandis que les robots assurent la production pendant leur absence.
Louis insiste sur cet enrichissement du métier. Les techniciens apprennent à gérer à la fois la machine et le robot, et travaillent en temps masqué : ils préparent les prochaines pièces pendant que la machine usine, sans interrompre la production.
Ce rôle rejoint celui décrit par Melvin dans notre article technicien d’usinage : le métier qui fabrique notre quotidien, dont la journée commence justement par le contrôle de la production réalisée la nuit ou le week-end. L’organisation de ces flux relève aussi du métier de responsable méthode.
Comment savoir si l’automatisation est adaptée à son atelier ?
Une solution d’automatisation est adaptée dès lors qu’elle correspond au process de l’atelier, en tenant compte de trois critères clés. L’expérience de MGF Grimaldi montre qu’il n’existe pas de modèle unique, mais des solutions à ajuster à chaque production.
- La taille des pièces, qui détermine la capacité du robot.
- La surface au sol disponible, qui oriente vers un robot compact ou sur rail.
- Le besoin de flexibilité, pour faire évoluer l’installation avec les marchés.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une cellule robotisée en usinage ?
C'est l'ensemble formé par un robot et les machines-outils qu'il alimente en pièces. Chez MGF Grimaldi, un robot EROWA alimente généralement deux machines, pilotées depuis un logiciel centralisé.
Combien d'heures de production gagne-t-on en automatisant l'usinage ?
Chez MGF Grimaldi, l'automatisation a permis de multiplier par deux et demi les heures de production. Les robots font tourner les machines le soir et le week-end, en l'absence des techniciens.
À quoi sert le système point zéro sur une machine d'usinage ?
Le point zéro est un repère de positionnement qui permet de replacer une pièce en machine exactement au même endroit. Il rend possible la retouche d'une pièce et sécurise la qualité de la production.
Que veut dire travailler en temps masqué ?
Travailler en temps masqué consiste à préparer les prochaines pièces pendant que la machine est en train d'usiner. La production n'est ainsi jamais interrompue par les tâches de préparation.


