Reportage réalisé en partenariat avec Blaser Swisslube, Rubix et PUJOL FRERES.
En bref
- Pujol Frères, entreprise de mécanique de précision, a changé de fluide de coupe après des problèmes de dermatoses et de brouillard d'huile dans l'atelier.
- Le changement vers une solution Blaser Swisslube, proposée via le distributeur Rubix, a permis de supprimer les problèmes de peau des opérateurs.
- La consommation de lubrifiant est passée de douze fûts à environ quatre fûts par an, soit une réduction d'environ trois fois.
- La durée de vie des outils de coupe a progressé de plus de dix pour cent grâce à des bains plus stables.
- Un suivi mensuel avec monitoring permet d'ajuster en continu les bains de lubrifiant et de pérenniser les résultats.
Le fluide de coupe utilisé en usinage ne se résume pas à un simple consommable d’atelier : son choix influence directement la santé des opérateurs, la durée de vie des outils et les coûts de production. C’est l’expérience vécue par l’entreprise Pujol Frères, spécialiste de la mécanique de précision à Aussillon, qui a entièrement revu sa stratégie de lubrification après avoir constaté des problèmes récurrents dans son atelier. Retour sur une démarche concrète, menée avec l’appui de Rubix et de Blaser Swisslube.
Pourquoi changer de fluide de coupe en usinage ?
Un fluide de coupe inadapté peut provoquer des troubles de santé chez les opérateurs et générer des surcoûts invisibles. Chez Pujol Frères, entreprise multi-matières travaillant l’acier, l’alu, le titane ou encore l’Inconel pour l’aéronautique, l’industrie générale et le spatial, le déclic est venu d’un retour terrain simple mais alarmant.
Des remontées d’atelier ont signalé des soucis dermatologiques chez plusieurs opérateurs, ainsi que des problèmes liés au brouillard d’huile. Face à ces constats, la direction a décidé de ne pas se contenter d’un ajustement ponctuel, mais de repenser entièrement sa stratégie de lubrification avec son fournisseur.
Qu’est-ce qu’un fluide de coupe et à quoi sert-il ?
Un fluide de coupe est un liquide utilisé pendant les opérations d’usinage (tournage, fraisage) pour refroidir la pièce et l’outil, lubrifier le contact outil-matière et évacuer les copeaux. Il joue un rôle déterminant dans la qualité de la coupe, la longévité des outils coupants et le confort de travail des opérateurs exposés directement à ce produit.
Lorsque le fluide est mal adapté à l’environnement de production, ses effets négatifs se cumulent : irritations cutanées, dégradation plus rapide des outils, instabilité des bains et émissions de brouillard d’huile plus importantes dans l’atelier.
Comment l’entreprise a-t-elle identifié le bon fluide de coupe ?
Le choix d’un nouveau fluide de coupe s’est fait par un diagnostic précis des habitudes de travail et des matières usinées, avant toute phase de test. Le responsable technique de Rubix sollicité par Joël explique la démarche :
« Disons qu’au départ, déjà, j’ai été sollicité par Joël parce qu’il avait des problèmes de dermatoses dans son atelier. Donc plusieurs employés se plaignaient. »
Au-delà du problème de santé, une surconsommation de produit avait également été identifiée. Avant de lancer des essais en atelier, une étude de rentabilité a été réalisée pour démontrer, sur le papier, le potentiel d’amélioration.
- Échanges sur les habitudes de travail sur les machines ;
- Analyse des types de matières usinées (acier, alu, titane, Inconel) ;
- Identification d’une référence de fluide jugée adaptée dès les premiers échanges ;
- Étude de rentabilité avant la phase de test.
La solution retenue a été proposée par Blaser Swisslube, une référence reconnue dans le secteur de la lubrification industrielle, via le partenariat établi depuis une dizaine d’années entre Rubix et ce fabricant.
Quels résultats concrets après le changement de fluide de coupe ?
Après deux ans d’utilisation, Pujol Frères constate des gains mesurables sur plusieurs plans : santé, consommation et usure des outils. Le dirigeant résume ainsi les bénéfices observés :
« On a constaté quand même un réel gain sur divers secteurs. Déjà sur le point de vue dermatologique, bon ben ça, on a complètement réglé les problèmes. Aucun problème de peau. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes pour la consommation de lubrifiant : l’entreprise est passée de douze fûts utilisés par an avec l’ancien produit à environ quatre fûts aujourd’hui, soit une baisse d’environ trois fois.
| Indicateur | Avant | Après |
|---|---|---|
| Problèmes dermatologiques | Plusieurs cas signalés | Aucun problème de peau |
| Consommation annuelle | 12 fûts | Environ 4 fûts |
| Durée de vie des outils | Référence initiale | Plus de 10 % de gain |
| Stabilité des bains | Instable | Beaucoup plus stable |
Au-delà de ces chiffres, l’entreprise note aussi un environnement d’atelier plus sain : moins de brouillard d’huile, des machines plus propres à l’intérieur, et des bains de lubrification beaucoup plus stables dans la durée.
Pourquoi un suivi régulier du fluide de coupe est-il indispensable ?
Un suivi mensuel permet de maintenir dans la durée les performances obtenues grâce au nouveau fluide de coupe. Le responsable technique chez Rubix détaille la méthode mise en place chez Pujol Frères :
- Visite mensuelle chez le client ;
- Réalisation d’un monitoring de suivi des bains ;
- Identification des actions correctives à apporter ;
- Transmission du rapport au client ;
- Mise en œuvre des actions correctives en interne par l’entreprise.
Ce suivi terrain régulier évite que les bons résultats obtenus en phase de test ne se dégradent avec le temps, et permet d’ajuster finement la formulation ou les paramètres selon l’évolution de l’activité.
Quel rôle jouent les partenariats entre fabricants et distributeurs ?
La collaboration entre un fabricant de lubrifiants et un distributeur spécialisé renforce la qualité du conseil apporté aux entreprises industrielles. Ce partenariat, qui existe depuis une dizaine d’années entre Blaser Swisslube et Rubix, s’appuie sur la complémentarité des expertises.
D’un côté, le fabricant apporte la technicité du produit ; de l’autre, le distributeur dispose de spécialistes de l’usinage en outils coupants, plus proches du terrain et des clients, capables de remonter des informations précises sur de nombreuses sociétés. Cette proximité permet d’apporter un suivi plus pointu qu’un fabricant seul ne pourrait assurer.
Cette approche illustre bien les métiers techniques qui gravitent autour de la performance industrielle, entre contrôle, amélioration continue et prévention des risques en atelier. Pour explorer ces parcours, on peut consulter les fiches métiers Je contrôle, j’améliore ou Je protège, je préviens, qui présentent des fonctions directement liées à la sécurité et à la qualité en production.
Que retenir de cette expérience pour d’autres ateliers d’usinage ?
L’exemple de Pujol Frères montre qu’un changement de fluide de coupe, mené avec méthode, peut résoudre des problèmes de santé au travail tout en générant des économies substantielles. La clé réside dans le diagnostic initial, l’étude de rentabilité préalable, puis le suivi régulier dans la durée.
Pour les professionnels de l’usinage qui souhaitent approfondir ces métiers techniques et les parcours possibles dans l’industrie, les ressources sur les métiers en vrai ou sur la reconversion professionnelle vers l’atelier offrent un éclairage complémentaire sur ces métiers de terrain, essentiels à la performance industrielle.
En définitive, comme le résume bien cette expérience, la performance industrielle se construit avant tout avec de la confiance, un suivi terrain rigoureux, un accompagnement personnalisé et un fluide de coupe réellement adapté à son environnement de production. N’hésitez pas à partager cet article avec vos équipes d’atelier si vous êtes concernés par ces problématiques de lubrification industrielle.
[{« question »: « Quels sont les signes qu’un fluide de coupe est mal adapté ? », « reponse »: « Des problèmes de peau récurrents chez les opérateurs, un brouillard d’huile important dans l’atelier et une surconsommation de produit sont des signaux à surveiller. Ces symptômes indiquent qu’il est temps de revoir la stratégie de lubrification avec son fournisseur. »}, {« question »: « Combien de temps faut-il pour voir les bénéfices d’un changement de lubrifiant ? », « reponse »: « Dans le cas de Pujol Frères, les bénéfices sur la santé des opérateurs ont été constatés rapidement, tandis que les gains en consommation et en durée de vie des outils se sont confirmés sur deux ans d’utilisation. Un suivi mensuel permet de mesurer ces évolutions de façon précise. »}, {« question »: « Qu’est-ce qu’un monitoring de bain de lubrification ? », « reponse »: « C’est un rapport de suivi réalisé lors des visites en atelier, qui recense l’état des bains de fluide de coupe et les actions correctives à mettre en place. Il est transmis au client, qui applique ensuite ces recommandations en interne. »}, {« question »: « Pourquoi passer par un distributeur plutôt que directement par le fabricant de lubrifiant ? », « reponse »: « Un distributeur comme Rubix dispose de spécialistes de l’usinage proches du terrain, capables de suivre de nombreux clients et de remonter des informations précises au fabricant. Cette proximité permet un accompagnement plus réactif et personnalisé qu’un suivi uniquement assuré par le fabricant. »}]
Opérateur en atelier de mécanique de précision manipulant un fluide de coupe sur une machine d’usinage
[{« nom »: « Pujol Frères », « site »: « https://www.pujol-freres.fr »}, {« nom »: « Rubix », « site »: « https://www.rubix.com »}, {« nom »: « Blaser Swisslube », « site »: « https://www.blaser.com »}]
[« Nom ‘Joël’ : fonction exacte (dirigeant ou responsable de production) non précisée dans la transcription », « Nom ‘Jean-Yves’ : fonction exacte chez Rubix non précisée dans la transcription », « Nom ‘Cédric’ : fonction exacte non précisée, probablement chez Blaser Swisslube », « Site officiel de Pujol Frères non vérifié avec certitude », « Site officiel de Rubix (rubix.com) à confirmer pour la France », « Orthographe de ‘Aussillon’ (commune) à vérifier », « Chiffre ‘douze fûts à quatre fûts par an’ et ‘plus de dix pour cent de durée de vie’ à vérifier auprès de la source si possible »]


