Lubrifiant de coupe : arrêter de regarder le cout au litre !

Lubrifiant de coupe : découvrez pourquoi un prix au litre plus élevé peut réduire la consommation et les coûts en usinage, l'exemple de Foureau.
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Reportage réalisé en partenariat avec Blaser Swisslube et Foureau.

En bref

  • Le prix au litre d'un lubrifiant de coupe ne reflète pas son coût réel pour l'atelier.
  • Chez Foureau, le passage à l'huile soluble Blaser Swisslube a permis de diviser par deux et demi la consommation mensuelle.
  • Les rajouts journaliers sont passés de 3-4 % à 0,8 %, réduisant fortement le gaspillage de produit.
  • La durée de vie du lubrifiant peut atteindre plusieurs années au lieu d'une seule avec un produit standard.
  • Un lubrifiant de meilleure qualité peut aussi réduire les risques de dermatoses chez les opérateurs.

Un lubrifiant de coupe moins cher à l’achat n’est pas forcément le plus économique sur le long terme. En usinage, ce fluide ne sert pas qu’à refroidir l’outil : il évacue les copeaux, protège les machines et influence directement la consommation réelle de produit. Chez Blaser Swisslube, qui équipe aujourd’hui l’atelier de Foureau, l’exemple est parlant : un prix au litre plus élevé a permis de baisser le coût global de vingt pour cent.

Qu’est-ce qu’un lubrifiant de coupe et à quoi sert-il vraiment ?

Le lubrifiant de coupe est un fluide utilisé en usinage pour faciliter la découpe de la matière par un outil coupant. Il remplit plusieurs fonctions à la fois : il refroidit la zone de coupe, évacue les copeaux, limite l’usure des outils et protège les pièces et les machines. Comme le résume Alexandre, interrogé dans l’atelier :

« Dans l’industrie, souvent, le lubrifiant est vu vraiment comme la dernière roue du carrosse. C’est vraiment un peu le parent pauvre dans la mécanique. »

Pourtant, ce fluide est en contact avec tout l’environnement mécanique : les machines, les opérateurs, les matières usinées et les outils. C’est précisément parce qu’il touche à tous ces éléments qu’un choix réfléchi peut avoir un impact financier bien supérieur à son simple prix au litre.

Qui est Foureau et pourquoi s’intéresse-t-elle au coût du lubrifiant ?

Foureau est une entreprise familiale fondée en 1948, spécialisée dans l’usinage de précision et plus particulièrement le décolletage, sur de la petite, moyenne et grande série. Basée à Belleville-en-Beaujolais, elle travaille pour des secteurs variés comme l’agricole, l’électricité, un peu de médical et les eaux. Bertrand Roland, de la société Foureau, explique la logique économique qui pousse l’entreprise à surveiller chaque poste de dépense :

« Tout augmente tous les jours. Et nous, en tant que producteur, on doit maintenant un petit peu baisser les prix des pièces. Donc tout ce qu’on peut gagner en coût, on se penche sur la question. »

L’entreprise a également investi dans l’agrandissement de son atelier, gagnant mille mètres carrés supplémentaires pour s’aérer et réinvestir dans de nouvelles machines. Dans ce contexte d’investissement et de pression sur les coûts de production, le lubrifiant de coupe est devenu un poste de dépense examiné de près, au même titre que les autres.

Comment la rencontre avec un nouveau fournisseur a-t-elle changé la donne ?

La rencontre entre Foureau et Blaser Swisslube a eu lieu il y a deux ans, au salon SIMODEC 2024, alors que Foureau cherchait un fournisseur différent de celui utilisé jusque-là. Blaser Swisslube a présenté ses produits avec un argument qui, au départ, semblait difficile à croire : malgré un prix d’achat plus élevé, l’entreprise devait permettre à Foureau d’économiser de l’argent. Kevin, dans l’atelier, revient sur cette proposition :

« Avec un prix d’achat plus fort, on devait économiser de l’argent. Pour ceci, ils nous ont proposé un Excel en nous montrant qu’avec des rajouts journaliers plus faibles ainsi que des taux maîtrisés, on arriverait à baisser notre consommation d’huile. »

Des essais ont été lancés en 2024, et cela fait désormais deux ans que l’huile soluble Blaser Swisslube tourne dans l’atelier de Foureau.

Quels résultats concrets après deux ans d’utilisation ?

Les résultats observés chez Foureau se mesurent principalement sur deux indicateurs : le taux de rajout journalier et la consommation globale de produit soluble. Avant l’arrivée du nouveau lubrifiant, l’atelier pratiquait des rajouts de trois à quatre pour cent. Blaser Swisslube préconisait de descendre à un virgule cinq pour cent, mais Foureau est parvenu à atteindre zéro virgule huit pour cent, un niveau très faible qui limite fortement la perte de produit dans les machines.

  • Consommation avant : mille litres de soluble par mois.
  • Consommation aujourd’hui : quatre cents litres par mois.
  • Baisse du coût sur une année : moins vingt pour cent, malgré un prix au litre plus élevé.
  • Rajouts journaliers : passés de trois-quatre pour cent à zéro virgule huit pour cent.

Ce résultat s’explique notamment par le rythme de production de l’atelier, qui fonctionne en trois-huit, six jours par semaine, avec des pleins effectués six fois par semaine. Une telle cadence consomme naturellement beaucoup d’huile, ce qui rend chaque gain en pourcentage particulièrement significatif à l’échelle de l’année.

Foureau travaille par ailleurs sur une grande diversité de matières, allant du laiton à l’acier en passant par l’inox, ce qui impose de disposer d’une huile capable de s’adapter à tous ces matériaux sans compromis de performance.

Le lubrifiant a-t-il aussi un impact sur la santé des opérateurs ?

Oui, le choix du lubrifiant de coupe influence directement les risques de dermatoses, ces affections cutanées liées au contact répété avec certains fluides industriels. Sur les cinq années précédant l’arrivée de Blaser Swisslube, Foureau avait enregistré deux cas de dermatoses chez ses opérateurs. Depuis deux ans, ce chiffre est tombé à zéro. Ce point rejoint les enjeux plus larges abordés dans l’article sur le fluide de coupe en usinage, entre santé, économies et sécurité, qui montre que la qualité du produit utilisé a un impact direct sur les conditions de travail en atelier.

Pourquoi la durée de vie du lubrifiant change-t-elle l’équation économique ?

La durée de vie d’un lubrifiant de coupe est un facteur souvent sous-estimé, alors qu’il conditionne la fréquence des vidanges et donc une partie importante du coût global. Un lubrifiant standard tient généralement environ une année avant de devoir être changé. Les produits Blaser Swisslube permettent, selon les cas, de conserver le lubrifiant trois à quatre ans, avec même un exemple record de vingt ans sur une ancienne formulation toujours fonctionnelle.

Moins de vidanges signifie moins de déchets à traiter, moins d’arrêts de production liés au changement de bain, et un impact environnemental réduit. Cet allongement de la durée de vie se traduit mécaniquement par des économies supplémentaires, qui viennent s’ajouter à celles obtenues grâce à la baisse des rajouts journaliers.

Comment évaluer le vrai coût d’un lubrifiant de coupe ?

Le prix au litre ne suffit pas à juger du coût réel d’un lubrifiant de coupe : il faut raisonner en coût global, intégrant consommation, durée de vie et impact sur la santé des opérateurs. Voici les principaux critères à prendre en compte avant de choisir un produit :

  1. Le taux de rajout journalier nécessaire pour maintenir la performance du bain.
  2. La fréquence des vidanges et la durée de vie réelle du produit.
  3. L’adaptabilité du lubrifiant aux différentes matières usinées.
  4. L’impact sur la santé des opérateurs, notamment le risque de dermatoses.
  5. Le coût global rapporté au volume de production, et non le seul prix d’achat.
Indicateur Avant Après
Rajout journalier 3 à 4 % 0,8 %
Consommation mensuelle 1000 litres 400 litres
Cas de dermatoses (sur 2 ans) 2 (sur 5 ans précédents) 0
Coût annuel du soluble Référence -20 %

Comme le résume Bertrand Roland, « le prix au litre compte, mais ce qui compte encore plus, c’est l’impact du lubrifiant sur toutes les étapes de process de fabrication ». L’enjeu n’est donc pas de savoir combien coûte le lubrifiant, mais ce que chaque litre fait gagner ou perdre à l’atelier.

Choisir un lubrifiant de coupe performant demande donc de dépasser le réflexe du prix d’achat pour s’intéresser au coût d’usage sur le long terme. Les ateliers qui s’engagent dans cette démarche, comme Foureau avec Blaser Swisslube, montrent qu’un investissement initial plus élevé peut se traduire par des économies substantielles, une meilleure protection des opérateurs et un impact environnemental réduit. Pour aller plus loin sur les métiers et les enjeux de l’industrie, n’hésitez pas à consulter les rubriques Métiers en vrai ou Prod’inside.

Questions fréquentes

Pourquoi un lubrifiant plus cher peut-il coûter moins cher au final ?

Parce que le coût global dépend surtout du taux de consommation et de la durée de vie du produit, pas seulement du prix au litre. Un lubrifiant mieux formulé nécessite moins de rajouts et dure plus longtemps, ce qui réduit la consommation totale et donc la facture annuelle.

Qu'est-ce qu'un taux de rajout en lubrification d'usinage ?

Le taux de rajout correspond à la quantité de produit concentré qu'il faut ajouter régulièrement à l'eau pour maintenir la bonne concentration du bain de lubrifiant dans la machine. Plus ce taux est faible, moins l'atelier consomme de produit sur la durée.

Un lubrifiant de coupe peut-il provoquer des problèmes de santé ?

Oui, certains lubrifiants peuvent favoriser l'apparition de dermatoses, des irritations cutanées liées au contact répété avec le produit. Le choix d'une formulation adaptée peut réduire significativement ce risque pour les opérateurs.

Combien de temps peut durer un bain de lubrifiant de coupe ?

Un lubrifiant standard tient généralement environ une année avant de devoir être changé. Certaines formulations plus performantes permettent de conserver le bain trois à quatre ans, voire davantage dans des cas exceptionnels.

Quels secteurs utilisent le décolletage pratiqué par Foureau ?

Foureau travaille notamment pour les secteurs agricole, électrique, médical et de l'eau, en réalisant des pièces de petite, moyenne et grande série sur différentes matières comme le laiton, l'acier ou l'inox.

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