Habib Mbow, vainqueur du Top Chef de l’industrie : son parcours

Découvrez le parcours alternance industrie de Habib Mbow, apprenti ingénieur process et vainqueur de l'émission Made in France.
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En bref

  • Habib Mbow est un étudiant sénégalais arrivé en France en 2022, aujourd'hui apprenti ingénieur process chez Vicat.
  • Son parcours est passé par un programme sport-études, une classe préparatoire à Amiens puis une spécialisation en sciences de l'ingénieur.
  • Il a remporté l'émission Made in France, ils inventent l'industrie de demain, surnommée le Top Chef de l'industrie, diffusée sur M6.
  • Son témoignage casse plusieurs clichés sur l'industrie, un secteur accessible à tous et pas réservé aux élèves en difficulté scolaire.
  • Il poursuit son alternance jusqu'en 2027 et travaille notamment sur la transition écologique dans la cimenterie.

Quel est le parcours d’un alternant qui a remporté une émission de télévision dédiée à l’industrie ? C’est l’histoire de Habib Mbow, apprenti ingénieur process chez Vicat, qui a gagné l’émission Made in France, ils inventent l’industrie de demain, surnommée le « Top Chef de l’industrie ». Son parcours en alternance dans l’industrie illustre comment un jeune peut construire une carrière technique sans ligne droite toute tracée.

Qui est Habib Mbow ?

Habib Mbow est un jeune étudiant originaire du Sénégal, arrivé en France en 2022 pour poursuivre ses études. Il mène aujourd’hui son alternance chez Vicat, une entreprise spécialisée dans la cimenterie, en tant qu’apprenti ingénieur process.

  • Il apprend les procédés de fabrication du ciment.
  • Il travaille sur des projets de transition écologique.
  • Son objectif est de faire passer l’entreprise de combustibles fossiles vers des combustibles renouvelables.

Comment s’est construit son parcours scolaire ?

Le parcours de Habib était en partie tracé dès le départ : il savait vouloir se diriger vers des métiers techniques, même si la spécialisation précise restait à définir. Pendant la période du Covid, alors que les cours étaient suspendus au Sénégal, il a intégré un programme sport-études binational financé par l’ambassade française, combinant football et enseignement selon le programme français.

Ce programme lui a permis de suivre un cursus scientifique (mathématiques, physique, chimie) jusqu’au baccalauréat. Passionné par la chimie grâce à une professeure marquante, il envisage alors de se diriger vers le secteur du pétrole et postule en classe préparatoire scientifique.

Pourquoi a-t-il changé de voie en prépa ?

Arrivé en classe préparatoire à Amiens, Habib découvre que la réalité de la chimie organique, très théorique et exigeante en mémorisation, ne correspond pas à ses attentes. Son professeur de sciences de l’ingénieur lui fait alors découvrir le génie industriel, la spécialité qu’il poursuit aujourd’hui.

« J’avais une très bonne prof […] elle était même déçue que je parte vers les sciences de l’ingénieur. »

Ce basculement montre qu’un projet professionnel peut évoluer en cours de route, en fonction des découvertes faites pendant la formation.

Comment s’est déroulée sa participation à l’émission Made in France ?

Habib n’a pas postulé lui-même à l’émission : il a été repéré via son groupe industriel après qu’une organisatrice a contacté les cimentiers, qui ont ensuite sollicité Vicat. Son directeur lui a proposé un vendredi soir de participer, et il a accepté sans savoir exactement ce qui l’attendait.

  • L’émission réunissait six candidats, trois hommes et trois femmes, pour représenter la parité.
  • Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté leur intérêt, ce qui en fait un processus très sélectif.
  • La préparation a duré plusieurs mois (de juillet à septembre), pour seulement trois jours de tournage effectif.

Habib raconte que la coordination entre les différents interlocuteurs (directeur, tuteur, service communication, ressources humaines, journaliste) a été un exercice délicat.

« Dès que je disais un mot, lui me disait non, lui me disait oui […] je comprenais absolument rien. Pour satisfaire tout le monde, c’était hyper compliqué. »

L’émission reflète-t-elle vraiment la réalité du travail en usine ?

Oui, selon Habib, l’émission est fidèle à la réalité de l’atelier, un avis partagé avec les autres alternants participants. Le seul défi technique rencontré était de filmer des procédés qui se déroulent dans des machines fermées, invisibles à l’œil nu.

L’équipe de production a dû fournir un important travail de vulgarisation pour rendre compréhensible le fonctionnement de ces installations industrielles au grand public, tout en conservant la véracité des situations montrées.

Quels clichés sur l’industrie Habib Mbow bat-il en brèche ?

Non, l’industrie n’est pas forcément un secteur sale, mal payé ou réservé aux élèves en échec scolaire. C’est le message que porte Habib à travers son parcours et sa participation à l’émission.

Cliché Réalité selon Habib Mbow
L’industrie est sale Non, ce n’est pas toujours le cas
On ne gagne pas d’argent On gagne beaucoup dans l’industrie
C’est pour les élèves en échec scolaire Non, c’est pour tout le monde
C’est forcément technique Beaucoup de métiers demandent peu de technique

« Il ne faut pas se dire que je suis en échec scolaire, donc l’industrie, ça ne me parle pas. Il faut trouver le petit déclic qui te permettra de venir. »

Ce constat rejoint les constats sur la pénurie de vocations dans les métiers de l’industrie, alors que des postes comme chef de projet ou responsable amélioration continue restent accessibles à de nombreux profils.

Quels sont les projets d’avenir de Habib Mbow ?

Habib poursuit son alternance jusqu’en 2027 et souhaite continuer à apprendre, notamment dans son secteur d’activité qu’il partage désormais avec son père. Il explore également des programmes de mobilité internationale, par exemple à Calais, pour découvrir d’autres pratiques et compétences.

  • Terminer son diplôme avec succès.
  • Continuer à se former au sein de son entreprise actuelle.
  • Explorer des opportunités de mobilité internationale.
  • Développer, à plus long terme, un projet personnel autour de l’agriculture et de l’élevage.

Sa plus grande fierté reste de voir sa famille heureuse de son parcours, un moteur essentiel dans sa réussite.

« Je veux mettre de la lumière sur le visage des gens qui m’entourent. Je me bats pour ça et je me donne à fond pour ça. »

Comment s’inspirer de ce parcours pour se lancer dans l’industrie ?

Le témoignage de Habib Mbow montre qu’un parcours en alternance peut mener à des opportunités inattendues, y compris une reconnaissance médiatique. Pour les enseignants souhaitant accompagner leurs élèves dans la découverte des métiers industriels, des ressources enseignant sont disponibles, ainsi que des outils comme le suivi décompte des points MMI.

De nombreux métiers techniques, comme celui de technicien de maintenance, offrent des parcours variés et loin des clichés sur la routine industrielle.

Le parcours de Habib Mbow prouve qu’avec de la persévérance et quelques rencontres déterminantes, il est possible de construire une carrière solide dans l’industrie, quel que soit son point de départ. N’hésitez pas à explorer les différents métiers du secteur pour trouver celui qui vous correspond.

Questions fréquentes

Quel est le métier actuel de Habib Mbow ?

Habib Mbow est apprenti ingénieur process chez Vicat, une entreprise spécialisée dans la cimenterie. Il travaille notamment sur des projets de transition écologique, en particulier le passage des combustibles fossiles vers des combustibles renouvelables.

Comment Habib Mbow a-t-il intégré l'émission Made in France ?

Il a été repéré via son entreprise après qu'une organisatrice a contacté les cimentiers français, dont le groupe Vicat. Son directeur lui a ensuite proposé de participer, sans qu'il ait lui-même postulé au départ.

L'émission Made in France reflète-t-elle la réalité de l'industrie ?

Oui, selon Habib Mbow, l'émission est fidèle à la réalité du travail en atelier. Le principal défi a été de filmer des procédés se déroulant dans des machines fermées, nécessitant un travail de vulgarisation important.

Faut-il un bon niveau scolaire pour travailler dans l'industrie ?

Non, selon Habib Mbow, l'industrie n'est pas réservée aux élèves en difficulté ni aux meilleurs élèves : tout le monde y a sa place. Il insiste sur l'importance de trouver le déclic personnel qui donne envie de s'engager dans ce secteur.

Quels sont les projets futurs de Habib Mbow ?

Il poursuit son alternance jusqu'en 2027 et souhaite continuer à se former, notamment via des programmes de mobilité internationale. À plus long terme, il envisage aussi un projet personnel lié à l'agriculture et à l'élevage.

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