En bref
- L'entreprise Garderon, spécialisée en mécanique de précision 100% aéronautique, a été fondée en 1980 et s'est développée jusqu'à 3000 m² d'atelier.
- Depuis une dizaine d'années, Garderon collabore avec Erowa pour automatiser sa production grâce à des robots compacts puis une cellule robotisée Leonardo Double.
- L'automatisation permet de faire tourner les machines en continu, jour, nuit et week-end, avec un taux de production très élevé et peu d'intervention humaine.
- Les techniciens de l'atelier se forment rapidement aux langages Mazak et Erowa, ce qui constitue un atout de carrière durable.
- Cette automatisation renforce l'agilité, la flexibilité et la précision de Garderon, des qualités essentielles dans le secteur aéronautique.
L’automatisation usinage aéronautique permet aujourd’hui à des entreprises familiales comme Garderon de gagner en productivité, en flexibilité et en précision, tout en réduisant la présence humaine pied de machine. À Pugnac, en Gironde, l’entreprise Garderon illustre parfaitement comment une collaboration de long terme avec un fabricant de robots comme Erowa peut transformer un atelier de mécanique de précision. Retour sur une success story industrielle construite sur l’innovation, la confiance et le savoir-faire.
Qui est Garderon, cette entreprise de mécanique de précision aéronautique ?
Garderon est une entreprise familiale fondée en 1980 par son dirigeant, spécialisée exclusivement dans la mécanique de précision pour le secteur aéronautique. Installée au départ dans un petit bâtiment de 110 m², l’entreprise a connu une croissance continue jusqu’à occuper aujourd’hui 3000 m² d’atelier, équipés de 30 commandes numériques.
Le dirigeant raconte avoir rencontré de grands donneurs d’ordre alors qu’il était responsable de production, ce qui lui a permis de démarrer directement avec des clients exigeants. Cette expérience de terrain a forgé une culture d’entreprise tournée vers la qualité et l’exigence, typique du secteur aéronautique où la précision ne tolère aucune approximation.
« Par moi-même, je veux être peut-être pas le premier mais dans le peloton. »
Cette ambition mesurée mais constante a conduit Garderon à investir très tôt dans des technologies innovantes, aussi bien en programmation qu’en contrôle qualité, afin de rester compétitive face à des marchés toujours plus exigeants.
Pourquoi Garderon a-t-elle choisi l’automatisation avec Erowa ?
Garderon a engagé une collaboration avec Erowa il y a une dizaine d’années pour automatiser sa production, une démarche qui s’est révélée très concluante dès le départ. Cette automatisation a permis à l’entreprise de se développer sur de nouveaux marchés tout en proposant des prix compétitifs, un enjeu majeur dans l’industrie aéronautique où la concurrence internationale est forte.
L’accompagnement d’Erowa a débuté par l’équipement des machines avec des robots compacts, associés à des systèmes de point zéro permettant de standardiser les tables de travail. Un point zéro est une référence fixe qui permet de positionner une pièce toujours au même endroit sur la machine, facilitant ainsi les changements rapides de production. Cette standardisation a donné à Garderon une grande autonomie, beaucoup de flexibilité et davantage d’agilité pour atteindre ses objectifs de production.
Comme le souligne l’accompagnateur Erowa présent sur site depuis le début du partenariat :
« Les robots, ils vivent avec le client, c’est-à-dire que en fonction de ses productions, de tout ce qui se passe chez lui, l’évolution des pièces à produire, on va faire évoluer les robots avec lui à tout point de vue. »
Cette approche sur-mesure signifie qu’aucune automatisation livrée par Erowa n’est identique à une autre : chaque cellule robotisée est pensée pour répondre à un process et un besoin de production spécifiques.
Comment fonctionne la nouvelle cellule robotisée chez Garderon ?
La cellule la plus récente installée chez Garderon associe deux machines Mazak et un robot Erowa Leonardo Double, capable de gérer simultanément deux types de pièces différents. Le robot est positionné entre les deux machines-outils et sait automatiquement vers laquelle envoyer chaque pièce, selon le programme en cours.
Cette organisation permet de produire deux pièces complètement différentes en parallèle, le robot stockant les pièces et décidant de leur acheminement vers la bonne machine. Résultat concret : deux pièces peuvent sortir en même temps, ce qui augmente considérablement le rendement de l’atelier. Lors d’un week-end de production rapporté dans la vidéo, les deux machines ont ainsi cumulé 55 heures de production.
Concrètement, l’automatisation modifie aussi le rôle des opérateurs. Ils ne sont plus mobilisés en permanence devant la machine pour charger et décharger les pièces, mais supervisent désormais le fonctionnement du robot. Cela libère du temps pour d’autres tâches à plus forte valeur ajoutée, comme le contrôle qualité ou la préparation des prochaines séries.
Quels avantages concrets pour les techniciens de l’atelier ?
Pour les techniciens, l’automatisation apporte un gain de temps important et développe de nouvelles compétences recherchées dans l’industrie. Un technicien de l’atelier témoigne avoir appris le langage de programmation Mazak en une semaine seulement, avec l’aide de ses collègues, tandis que la formation au robot Erowa n’a demandé qu’une seule journée.
« Moi ça peut importer de me décharger au niveau des pièces. Du coup, on n’a plus besoin d’avoir un opérateur devant la machine. Le robot va tourner la nuit, il a plus qu’à faire les ébavurages et à lancer la prochaine série. »
Ce même technicien souligne que la maîtrise du langage Mazak et du langage Erowa représente un atout durable pour sa carrière. Voici les principaux bénéfices identifiés par les équipes sur le terrain :
- Moins de temps passé au chargement et déchargement manuel des pièces
- Possibilité de faire tourner les machines la nuit et le week-end sans présence continue
- Montée en compétences rapide sur des langages de programmation recherchés
- Réduction des tâches répétitives au profit de missions de supervision et de finition
Cette évolution des métiers illustre bien les transformations en cours dans l’industrie, où l’automatisation ne supprime pas les postes mais fait évoluer les compétences attendues. Pour mieux comprendre ces nouveaux profils, on peut consulter les fiches métiers autour de l’installation et l’assemblage ou encore le pilotage et la réparation de machines, deux familles de métiers directement concernées par la montée en puissance de la robotique industrielle.
Quels bénéfices l’automatisation apporte-t-elle à l’entreprise dans son ensemble ?
L’automatisation Erowa a permis à Garderon de développer à la fois son agilité et sa productivité, tout en maintenant un niveau de précision fortement reconnu dans le secteur aéronautique. Faire fonctionner les machines en continu, jour, nuit et week-end, réduit les interventions humaines coûteuses pied de machine tout en augmentant les capacités de production.
Le représentant d’Erowa résume ainsi la logique de cette association entre deux marques premium de la machine-outil :
« On assemble nos technologies pour pouvoir gagner en flexibilité, gagner en autonomie et donc évidemment avoir de moins en moins d’intervention pied de machine parce que ces interventions sont coûteuses, et donc que la machine puisse travailler en full automatique le jour, la nuit et le week-end. »
Cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large de l’industrie, où l’automatisation devient un levier de compétitivité incontournable. D’autres exemples similaires existent dans le secteur, comme l’automatisation de l’usinage chez MGF Grimaldi, également réalisée avec des solutions Erowa.
Que retenir de cette collaboration entre Garderon et Erowa ?
L’histoire de Garderon montre qu’une entreprise familiale peut conjuguer savoir-faire traditionnel et technologies de pointe pour rester compétitive dans un secteur aussi exigeant que l’aéronautique. Grâce à l’automatisation avec Erowa, l’atelier a gagné en flexibilité, en capacité de production et en autonomie, sans sacrifier la précision qui fait sa réputation.
Cette transformation illustre aussi l’évolution des métiers de l’industrie, où la robotique ne remplace pas les opérateurs mais leur permet de monter en compétences et de superviser des process plus complexes. Pour les jeunes en quête d’orientation ou les professionnels en reconversion, ces témoignages concrets donnent un aperçu réaliste du quotidien en atelier automatisé. À découvrir également, les parcours inspirants partagés dans la rubrique Métiers en vrai, qui donnent la parole à des professionnels de l’industrie sur leur quotidien et leurs missions.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un point zéro en usinage automatisé ?
Un point zéro est une référence fixe sur la table de la machine qui permet de positionner systématiquement une pièce au même endroit. Cela facilite les changements rapides de production et la standardisation des process avec un robot.
L'automatisation supprime-t-elle les postes d'opérateurs en atelier ?
Non, l'automatisation fait évoluer les missions des opérateurs plutôt que de les supprimer. Chez Garderon, les techniciens supervisent désormais le robot et se concentrent sur des tâches comme l'ébavurage ou le lancement de nouvelles séries.
Combien de temps faut-il pour se former à une cellule robotisée Erowa ?
Selon le témoignage d'un technicien de l'atelier Garderon, la formation au robot Erowa a duré environ une journée, tandis que l'apprentissage du langage de programmation Mazak associé a pris une semaine avec l'aide des collègues.
Pourquoi l'automatisation est-elle particulièrement utile dans l'aéronautique ?
Le secteur aéronautique exige une précision très élevée et des volumes de production importants. L'automatisation permet de faire fonctionner les machines en continu, jour et nuit, tout en garantissant la régularité et la qualité nécessaires à ce secteur exigeant.
Qu'est-ce qu'une cellule robotisée Leonardo Double ?
Il s'agit d'une configuration robotique d'Erowa capable de gérer deux machines-outils simultanément, en acheminant automatiquement les pièces vers la bonne machine. Elle permet de produire deux types de pièces différents en parallèle, augmentant ainsi le rendement global de l'atelier.


