En bref
- Andrea Bargagna, technicienne d’application chez DMG MORI, présente son métier et les nouvelles technologies de l’usinage.
- Les machines modernes combinent tournage, fraisage et fabrication additive dans un même équipement, souvent robotisé et autonome.
- L’image du métier d’usineur a profondément changé : les ateliers d’aujourd’hui s’appuient sur l’informatique et la programmation.
- DMG MORI est présent dans plus de 200 écoles en France pour sensibiliser les jeunes aux métiers de l’industrie.
- Andrea encourage particulièrement les femmes à se lancer dans l’industrie, un secteur qu’elle décrit comme stimulant et bien rémunéré.
Le métier de technicienne d’application en industrie consiste à accompagner les entreprises dans l’utilisation et la découverte de nouvelles machines-outils, en démontrant leurs capacités et en formant les utilisateurs. C’est le quotidien d’Andrea Bargagna, qui occupe ce poste chez DMG Mori, un fabricant de machines d’usinage et de fabrication additive. Son témoignage éclaire à la fois les évolutions technologiques du secteur et les raisons qui poussent de plus en plus de jeunes, et notamment de jeunes femmes, à rejoindre l’industrie.
Qu’est-ce qu’une technicienne d’application en industrie ?
Une technicienne d’application est chargée de présenter et de démontrer le fonctionnement des machines-outils auprès des clients, des écoles ou des partenaires. Andrea occupe ce poste chez DMG Mori, où elle met en avant les dernières innovations de l’entreprise. Son rôle consiste notamment à montrer comment les nouvelles technologies, comme le centre de tournage-fraisage NTX 500 ou la machine Lasertech dédiée à la fabrication additive, fonctionnent concrètement dans un atelier.
La fabrication additive désigne un procédé de fabrication qui consiste à créer une pièce couche par couche, par opposition à l’usinage traditionnel qui retire de la matière. Cette technologie, encore peu répandue il y a quelques années, s’impose aujourd’hui comme un complément incontournable aux méthodes classiques de production.
Pourquoi les machines-outils regroupent-elles autant de fonctions aujourd’hui ?
Les machines modernes intègrent désormais plusieurs procédés en une seule unité parce que le rythme de production industriel s’est fortement accéléré. Comme l’explique Andrea :
« Aujourd’hui on a toujours besoin de plus parce que le monde va très très vite donc DMG Mori a décidé de faire du tout en un dans leur machine. »
Concrètement, une machine comme le NTX 500 permet de réaliser à la fois du tournage et du fraisage. Associée à de la robotisation, elle devient quasiment autonome dans l’atelier. Cette polyvalence répond à plusieurs besoins :
- Réduire les temps de changement entre différentes opérations d’usinage.
- Gagner en rapidité de production grâce à l’automatisation.
- Améliorer la précision des pièces fabriquées.
- Intégrer la fabrication additive directement dans le processus industriel lorsque cela s’avère pertinent.
Cette approche illustre une tendance plus large de l’automatisation de l’usinage, qui transforme en profondeur les ateliers de production.
Comment l’image du métier d’usineur a-t-elle évolué ?
L’image du métier a radicalement changé par rapport aux décennies précédentes, où l’usinage était associé à un travail salissant et peu valorisant. Andrea insiste sur ce point de rupture entre le passé et le présent du secteur :
« Dans les années 90 on avait peut-être l’image du tourneur-fraiseur qui était tout sale à la sortie du travail… et là aujourd’hui on a la possibilité de travailler en chemise blanche sans se tâcher. »
Cette transformation s’explique par l’arrivée massive de l’informatique, de la programmation et des interfaces numériques dans les ateliers. Les jeunes générations, familières avec les écrans et les outils numériques, trouvent dans ces métiers un terrain qui correspond à leurs compétences naturelles. Cette réalité rejoint les constats présentés dans l’article sur les métiers de l’industrie et les idées reçues qui en découlent.
Des métiers connectés aux compétences numériques
Programmation, pilotage de machines automatisées, interfaces digitales : les compétences recherchées aujourd’hui dans l’usinage se rapprochent de celles valorisées dans le numérique. C’est précisément ce qui, selon Andrea, séduit les jeunes générations et change la perception du secteur.
Pourquoi DMG Mori s’investit-elle dans les écoles ?
DMG Mori est présente dans plus de 200 écoles en France afin de faire découvrir aux jeunes la réalité actuelle de l’industrie. Cette démarche vise à montrer que les métiers de l’usinage ne sont plus perçus comme une voie de garage, mais comme une filière porteuse d’évolution et d’opportunités.
En intervenant directement auprès des établissements scolaires, l’entreprise cherche à déconstruire les préjugés et à présenter concrètement les technologies utilisées en atelier. Cette approche de terrain complète les initiatives de sensibilisation aux métiers en vrai et aux paroles d’acteurs du secteur industriel, qui donnent la parole à des professionnels pour casser les idées reçues.
Pourquoi encourager les femmes à rejoindre l’industrie ?
Andrea porte un message clair et sans détour sur la place des femmes dans l’industrie : il n’y a selon elle aucune question à se poser avant de se lancer dans ce secteur. Son témoignage personnel illustre cette conviction :
« Je suis une femme, je m’éclate tous les jours en industrie, c’est pareil pour tous mes collègues qui sortent de l’école, donc éclatez-vous ! »
Au-delà de l’épanouissement personnel qu’elle décrit, Andrea met en avant deux arguments concrets pour convaincre les jeunes de s’orienter vers ces métiers :
- Une rémunération qu’elle juge plutôt attractive dans le secteur industriel.
- Un apprentissage permanent, qui évite la monotonie au quotidien.
Ce témoignage fait écho aux parcours présentés dans l’article sur la reconversion professionnelle vers l’industrie, où de nombreux professionnels expliquent pourquoi ils ont choisi l’atelier après d’autres expériences.
Quels métiers permettent de travailler sur ces nouvelles technologies ?
Plusieurs métiers industriels permettent aujourd’hui d’évoluer directement au contact de ces technologies d’usinage et de fabrication additive. Parmi les familles de métiers concernées, on retrouve notamment celles qui touchent à la fabrication et à la réalisation des pièces, mais aussi à leur conception en amont.
Pour explorer ces parcours, plusieurs ressources permettent de mieux comprendre les différentes voies possibles :
- La famille de métiers Je fabrique, je réalise, directement liée aux opérations d’usinage.
- La famille J’imagine, je conçois, pour celles et ceux qui souhaitent travailler sur la conception des pièces en amont.
- La famille Je pilote, je répare, pour piloter ces machines automatisées au quotidien.
Ces parcours montrent que l’industrie offre aujourd’hui une grande diversité de métiers, tous connectés aux évolutions technologiques décrites par Andrea.
Se lancer dans l’industrie : par où commencer ?
Le témoignage d’Andrea résume bien l’état d’esprit qui anime aujourd’hui les professionnels de l’usinage : un secteur en mouvement permanent, porté par l’innovation et ouvert à toutes et tous. Les nouvelles machines-outils, de plus en plus polyvalentes et automatisées, redessinent le quotidien des ateliers et attirent une nouvelle génération de talents.
Si ce métier vous intéresse, n’hésitez pas à explorer les différentes familles de métiers industriels et les témoignages de professionnels disponibles sur Production Line, afin de trouver la voie qui correspond à vos aspirations et de vous lancer, comme Andrea le recommande, sans hésitation.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la fabrication additive dans l'industrie ?
La fabrication additive est un procédé qui consiste à créer une pièce couche par couche, contrairement à l'usinage traditionnel qui retire de la matière. Elle permet notamment de gagner en rapidité et en précision sur certains types de pièces.
Quelles compétences faut-il pour devenir technicien ou technicienne d'application ?
Ce métier demande une bonne connaissance des machines-outils ainsi qu'un goût pour la pédagogie, puisqu'il s'agit de présenter et de démontrer le fonctionnement de ces équipements auprès de clients ou d'écoles. Les compétences en programmation et en informatique sont également très valorisées.
L'industrie est-elle un secteur accessible aux femmes ?
Oui, selon Andrea Bargagna, l'industrie est un secteur totalement ouvert aux femmes, qui peuvent s'y épanouir autant que leurs collègues masculins. Elle encourage d'ailleurs activement les jeunes femmes à rejoindre ces métiers sans hésitation.
Pourquoi l'image des métiers de l'usinage a-t-elle changé ?
L'image a changé grâce à l'arrivée massive de l'informatique et de la programmation dans les ateliers, qui ont transformé des métiers autrefois perçus comme salissants en professions techniques et modernes. Les jeunes générations, à l'aise avec le numérique, trouvent désormais ces métiers particulièrement attractifs.
Pourquoi les entreprises industrielles interviennent-elles dans les écoles ?
Des entreprises comme DMG Mori interviennent dans les écoles pour faire découvrir aux jeunes la réalité actuelle de l'industrie et casser les idées reçues sur ces métiers. Cette présence directe en milieu scolaire permet de montrer concrètement les technologies utilisées en atelier.


